Problématique : Y a-t-il une limite a la technologie des éoliennes ?
Notre TPE se divisera en deux grandes parties :
- Les éoliennes une energie illimitée prometteuse...
- … A laquelle s’opposent certaines contraintes.
- Introduction (article n°3)
- Développement (article n°4-5-6-7-8)
- Conclusion (article n°9)
Développement :
1. Les éoliennes : une énergie illimitée prometteuse…
A. Fonctionnement des éoliennes (article n°4)
B. Avantages écologiques (article n°5)
C. Innovations possible (article n°6)
2. … A laquelle s’opposent certaines contraintes.
A. Une énergie ne pouvant pas totalement remplacer le nucléaire et autres sources d’énergies. (article n°7)
B. Contraintes environnementales : dégradation du paysage, perturbation de la migration et autres… (article n°8)
Tout d’abord, parlons du sens étymologique du mot éolien : il nous vient du dieu grec Eole, dieu assimilé au vent, élément indispensable au fonctionnement de l’éolienne. Le réchauffement inégal de l’atmosphère, de l’équateur aux pôles, est la principale cause des vents. Plus l’air est chaud, moins il est dense ; plus léger, il s’élève, créant un « vide » vers lequel s’écoule l’air environnant plus froid et donc plus dense. Les vents, qui sont la manifestation des déplacements d’air, soufflent des zones de hautes pressions atmosphériques vers les zones de basses pressions.
Une grande partie de l'énergie consommée en 2007 dans le monde (près de 90%) provient de gisements de combustibles fossiles : pétrole (35 %), gaz (21 %), charbon (24 %) et uranium (7%). Or sur terre il y a de moins en moins d’énergies fossiles. En effet le prélèvement massif de pétrole par l’homme a pour effet d’épuiser les réserves de notre planète. L’énergie nucléaire montre également ses limites, notamment avec le problème causé par le conditionnement des déchets radioactifs. Pour satisfaire nos besoins toujours croissants en énergie, il nous faut trouver une autre ressource. C’est là qu’interviennent les énergies renouvelables. Comme leur nom l’indique celles-ci sont inépuisables, et représentent sans doute l’avenir. Parmi les énergies renouvelables les plus utilisées on peut citer notamment les panneaux solaires, et bien évidemment les éoliennes. Les centrales nucléaires et les barrages hydrauliques sont parfaits pour alimenter en électricité les grandes villes. Pour le moment en tout cas. En ce qui concerne les agglomérations moins importantes, les éoliennes représentent une excellente ressource. Elles utilisent le vent comme source d’énergie. Celui-ci résulte de différences de pressions atmosphériques comme expliqué précédemment. Ces dernières sont regroupées en parcs éoliens et peuvent servir à compléter la production des centrales nucléaires et des barrages hydrauliques sans pour autant pouvoir les remplacer. C’est pourquoi de nombreuses innovations ont été apportées et la production d’une éolienne va en croissant.
C’est la raison pour laquelle nous nous proposons d’étudier les limites de la technologie des éoliennes et ce à travers trois paries principales elles mêmes subdivisées en plusieurs sous-parties.
La première de ces grandes parties traitera sur le fonctionnement de l’éolienne, la seconde sur les avantages de cette nouvelle technologie, et enfin la troisième partie sur les avantages de celle-ci.
Bien que partant d’un principe de base de récupération de la force du vent, les éoliennes connaissent toutefois un fonctionnement complexe. L’énergie récupérable est celle possible de prélever de l’énergie cinétique du vent donnée par la relation :
E=1/2MV^2 ou E est en joule, M la masse d’un solide en Kg, et V la vitesse de ce solide en m/s.
Le physicien allemand Albert Betz (1885-1968), pionnier des technologies éoliennes, a démontré que pour une machine a axe horizontale l’énergie cinétique du vent avait une limite. Cette limite est donne par la relation :
P=0.37 S.V^3 (puissance 3)
Ou S est la surface du dispositif, et V la vitesse instantanée du vent, les unités quant a elles sont celles du Système International. Quoi qu’il en soit, une machine ayant un rendement égal a cette formule pourrait être qualifiée de machine idéale.
Il faut savoir que le rendement maximal théorique d’une éolienne est de seulement 59%. Aujourd’hui, grâce à l’amélioration du revêtement et du profil des pales, les machines actuellement atteignent les 50%.
Le principe de base dont il est question plus haut part du moyeu qui supporte les pales, qui elles mêmes sont connectées au multiplicateur. Ce dernier permet de multiplier 70 fois la vitesse d’entrée grâce à un système d’engrenage. Entre le moyeu et le multiplicateur se trouve la génératrice qui permet de convertir l’énergie mécanique en énergie électrique. Cette génératrice peut être comparée à une dynamo. Elle se présente sous la forme d’une bobine métallique qui tourne grâce à l’arbre lent et qui ainsi crée un champ magnétique qui se traduit par la création d’un courant électrique. Le multiplicateur permet d’entrainer l’alternateur car la vitesse de rotation des pales est trop faibles.
Mais un problème se pose alors : Que faire de l’énergie apportée par le vent lorsqu’elle ne peut pas être utilisée directement ?
La réponse est simple, il faut stocker cette énergie pour ensuite en restituer une partie aussi importante que possible durant les périodes d’accalmie du vent.
Pour cela il existe différentes possibilités de stockage :
- La batterie d’accumulateur, le plus utilise et de loin. Elle convertie l’énergie cinétique en énergie mécanique. Cette énergie peut ensuite être restituer sous forme d’électricité, grâce à un déplacement d’ions et d’électrons. Mais elle pose problème car les seules bien adaptées sont faites de plomb, et sont encombrantes. De plus, elles ne permettent que de stocker quelques KW tout au plus.
- La seconde possibilité est celle du pompage de l’eau. Bien que couteuse, cette dernière possède une grande capacité de stockage. Le principe est simple, au moment ou produit de l’électricité, cette dernière est utilisée pour pomper l’eau d’un réservoir pour être emmagasinée, puis rejetée au travers d’une turbine au moment opportun pour produire de l’électricité, de façon très similaire a celle d’un barrage. Cette technique peut également servir au pompage d’une nappe phréatique et a la redistribution de l’eau. L’éolienne connait alors un double usage, très pratique et plus économique.
- Enfin, la troisième et dernière possibilité est le stockage thermique. Cette technologie commence tout juste à se développer et n’est donc pas encore tout a fait au point. C’est pourquoi très peu d’informations sont parvenues jusqu’à nous. Le principe est d’utiliser l’énergie produite par l’éolienne pour chauffer le fluide d’un réservoir, ce dernier restituera l’énergie stockée en l’absence de vent.
1) Le support
Les éoliennes reposent sur des pylônes qui peuvent être fait soit d’acier soit de béton armé. Soit ces pylônes sont autoporteurs et résistants, c'est-à-dire qu’ils sont incrustés dans le sol de manière solide, soit ils sont dits « haubanés », c'est-à-dire qu’ils sont solidifiés par des câbles raccordés au sol. Cette dernière technique réduit les dimensions du mat. Récemment la possibilité d’accrocher plusieurs éoliennes à une même structure a été envisagée, mais ce projet n’est pas du tout abouti. Actuellement, ce sont les mats en caisson, souvent en acier, et fortement encrés au sol, qui sont très répandus pour les éoliennes de forte puissance. Le choix adopté se fait souvent pour des questions de corrosion, c'est-à-dire des attaques naturelles, et de montage.
2) L’orientation
Il existe deux solutions d’orientation : celle à rotor face au vent (amont), et celle à hélice sous le vent (aval).
La première nécessite une dérive ou bien, plus perfectionné, une orientation actionnée par un servomoteur qui reçoit des informations et des commandes de la part d’une girouette.
Les capteurs à axe horizontal doivent toujours être orientés pour faire face au vent.
Cependant, les systèmes les plus simples sont ceux qui laissent
l’hélice sous le vent. Si on place le capteur en amont du support, cela nécessite une gouverne mais soustrait les pales au sillage de ce support. En revanche, si on place ce capteur en aval, il
n’y a plus de gouverne et les efforts de manœuvres sont moins importants. Cela augmente donc la stabilité et est disposition plus simple. La disposition avec la roue en aval est aujourd’hui de
loin la plus utilisée.
Les changements de direction et les variations de la fréquence de rotation dues aux rafales émettent des vibrations et sont néfastes au bon fonctionnement de la machine.
Les grandes éoliennes industrielles quant a elles utilisent la technologie électro-hydraulique et le contrôle de l’orientation se fait par embrayage et valves hydrauliques.
La France compte un peu plus de
4.000 MW de puissance éolienne installée (4 497 MW au 1er janvier 2010). Un chiffre qui est à comparer aux 16.000 MW en Espagne ou aux 24.000 MW en Allemagne (2ème plus
grand producteur mondiale d’énergie éolien). De fait, l'énergie éolienne ne représente que 1,3 % de la consommation électrique française. La principale raison est que plus de 80% de la production
énergétique française est assurée par les multiples centrales nucléaires. Cependant il existe un moyen de progresser sur les 20% restants. Il faut pour cela replacer les centrales thermiques qui
utilisent les énergies fossiles. On entrevoit une croissance forte sur les dix prochaines années car nous avons une marge de progression encore importante pour arriver au 25.000 MW installé en
2020 qui correspondent aux objectifs du Grenelle. En France pour parvenir aux 25.000 MW de puissance installée, il faudrait
implanter 8.000 nouvelles machines contre 2.300 aujourd'hui. Un chiffre finalement assez petit, à comparer au nombre de châteaux d'eau (50.000 sur le territoire français) voire de pylônes
électriques à haute tension (150.000).
Il faudrait théoriquement 4000 éoliennes (disponibilité 0,2) de 1 MW pour remplacer en puissance un groupe de 1000 MVA de centrale thermique, à flamme ou nucléaire mais encore à condition
qu’elles soient sur des sites éloignés, pour qu’au moins 1/4 d’entre elles soient ventées. Lorsque la France est sous un vaste anticyclone d’été ou d’hiver, il n’y a de vent nulle part. Le réseau
électrique européen étant interconnecté, il faudrait que si le vent ne souffle pas en Mer du Nord, les éoliennes espagnoles ou du midi de la France envoient leur énergie en Allemagne, moyennant
des pertes de transport. La démonstration de cette impossibilité est faite en Allemagne, premier pays pour le nombre d’éoliennes : les 12 000 MW installés en 2003, 15 000 MW fin 2004, n’ont
pas encore permis de supprimer une seul groupe de 1000 MW, soit au charbon, polluant, soit l’une des 19 centrales nucléaires à démolir avant 2020 pour raison politique ; il ne reste plus que
15 ans pour trouver une autre solution.
A) Les chauves-souris victimes des champs éoliens
Aujourd’hui, de nombreuse chauves-souris
meurent près des champs d’éoliennes. Celles-ci sont pourtant dotées d’un système d’écholocation, leur permettant de détecter un corps en mouvement. Un étude révèle que ces chauves-souris sont
victimes de la chutes de pression de l’air engendrée par les pâles des éoliennes.
On a autopsié 188 chiroptères découverts dans un parc éolien de la province d'Alberta, principalement des Lasiurus cinereus (chauve-souris cendrée) et Lasionycteris noctivagans (chauve-souris argentée). Près de la moitié d'entre elles ne portaient pas de blessure externe mortelle, signe d'un impact. En revanche, 92% présentaient une hémorragie interne, sans doute provoquée par un barotraumatisme, c'est-à-dire une dilatation des gaz à l'intérieur d'organes comme les poumons, seules les espèces migratrices sont touchées.
Insectivores utiles, les chauves- souris vivent jusqu'à 30 ans, ne donnant naissance qu'à un ou deux petits annuellement. «Ces faibles taux de reproduction peuvent limiter la capacité de ces mammifères à compenser les lourdes pertes résultant de leur rencontre avec des éoliennes, accroissant le risque d'extinction», soulignent les chercheurs.
Chaque automne, de nombreuses chauves-souris meurent aux abords des champs d’éoliennes. Elles sont pourtant dotées d’un système d’écholocation qui leur permet de détecter les corps en mouvement. Ce sont les pales des éoliennes qui provoquent des chutes de pression de l’air.
B) Les éoliennes, la proximité et le paysage :
Les dimensions des éoliennes (parfois plus de 100 m de hauteur) et le mouvement des pales en font des équipements hors normes. Il convient de réfléchir à l’impact paysager que peuvent engendrer les aérogénérateurs savant d’envisager la construction d’un parc éolien. Il faut éviter certaines zones naturelles sensibles et protégées, ainsi que les couloirs d’aviations (à cause des interférences électromagnétiques)
De plus, la construction d’un parc éolien nécessite d’effectuer des travaux colossaux qui peuvent défigurer le paysage. En effet le passage des convois entraine souvent des ouvertures de pistes et/ou de chemins ; avec les risques que cela comporte, comme les glissements de terrain. Les mouvements giratoires peuvent également être très étendus (plusieurs centaines de mètres carrés). Les déformations du paysage dues à ces travaux ne cicatrisent jamais complètement. De plus il faut faire face à l’opposition des riverains qui ne veulent pas voir leurs biens immobiliers dévalués pour cause de nuisances sonores.
Celles-ci ont deux origines distinctes (sans parler de celles causées par les travaux de constructions) :
-bruit d’origine mécanique (rotation du rotor et fonctionnement de la génératrice)
-bruit d’origine aérodynamique (lorsque les pales «fendent» l'air).
C) Le cas des éoliennes pour particuliers
Dans le cas des éoliennes pour particuliers, ces nuisances sonores obligent les propriétaires à placer le mat à plus de 12 mètres ; autrement le bruit résonne dans la charpente et devient rapidement insupportable.
Les éoliennes pour particuliers fonctionnent sur le même principe que celles des parcs éoliens. La principale différence est le destinataire de l’énergie produite. Là où les parcs éoliens appartiennent à EDF et destiné au grand publics, les éoliennes pour particulier alimentent un ménage. Parfois le surplus de production est revendu à EDF et redistribué dans le réseau.
Les parcs éoliens posent aussi un problème d’ordre ornithologique. Principalement au niveau de la perte d’habitat et de la mortalité, en fonction des espèces, des saisons, des milieux, de la taille des parcs éoliens...Les parc éoliens tuent en moyenne 0 à 40 oiseau ou chauve souris (voir plus haut) par éolienne et par an, notamment pendant la migration
L'énergie éolienne ne peut pas produire suffisamment d'électricité pour couvrir toute la consommation électrique d'un pays : dans le cas de la France, on arrive à une proportion maximale d'environ 15%.
De plus, l'implantation d'un parc éolien engendre certaines contraintes d'ordre environnemental : principalement dégradation du paysage, pollution sonore et danger pour les oiseaux. C'est pourquoi de nombreuses personnes se regroupent en associations afin de manifester contre l'implantation des éoliennes.
Cependant, des solutions existent : l’éolien en mer permet de limiter ces problèmes de nombreuses contraintes (la pollution sonore ne se ressent plus ; la dégradation du paysage est limitée). Cependant,
Ces différentes solutions seront indispensables à mettre en œuvre en complémentarité avec d'autres sources d'énergie renouvelable (solaire, biomasse...), afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de limiter notre dépendance vis-à-vis de l'énergie nucléaire.
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